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dimanche 18 novembre 2018

Taittinger ou l'histoire d'une famille et son champagne...

Je suis enfin de retour après quelques semaines d’absence, un temps nécessaire afin de faire le plein d’énergie! Mon retour se fait en grand puisque je débute en vous parlant d’un dîner offert par la célèbre Maison de champagne Taittinger qui a eu lieu en octobre dernier au Château Frontenac. Là, j’y ai fait la connaissance de Vitalie Taittinger, qui, en plus d’être ambassadrice et directrice de la marque, est aussi l’héritière de la Maison dont l’histoire et la réputation perdurent depuis maintenant quatre générations.


L’accueil s’est fait en douceur avec la cuvée Réserve Brut, le vin effervescent le plus bu de la maison. Si certains disent que sous cette étiquette se retrouve la cuvée d’entrée de gamme, la famille Taittinger le considère plutôt comme sa plus belle carte de visite. Vitalie l’a ainsi décrit comme étant le vin le plus versatile qui est à l’image de la maison. Je dois dire que nous avons pu en apprécier les fines bulles en le dégustant avec la bouchée de foie gras et fleur de sel à la vanille servis sur une croûte briochée et une compote à l’abricot sec.



L’entrée d’esturgeon confit et brulé et la mousse d’écorces de yuzu étaient accompagnées par le Prélude Grands Crus aux notes d’agrumes et de fleurs de sureau. Cet assemblage est plutôt rare en champagne puisque composé uniquement de vins de première presse dont les raisins sont issus de vignes classées grands crus. Le Prélude est un vin qui fût élaboré pour l’arrivée de l’an 2000 par Claude Taittinger, le grand-oncle de Vitalie. Ce dernier fût le dirigeant de la Maison jusqu’en 2005, année où le Champagne Taittinger sera vendu au groupe Starwood.


Si le plat de joue de bœuf confite au jus accompagné de compote de framboises fumées et d’une crémeuse de potimarron et cèpes rôtis était délicieux, c’est en le dégustant seul que l’on pouvait vraiment apprécier le Comtes de Champagne Blanc de Blancs 2007. Ce dernier était lancé en primeur au Canada lors du dîner, je me comptais donc chanceuse et privilégiée de faire partie des premiers à goûter à ce nectar d’exception. Dans la bouteille on y retrouve un vin d’une grande pureté composé à 100% de chardonnay, cépage emblématique de Taittinger. Par la suite, le vin ira se reposer et se bonifier pendant 10 ans dans les caves de l’Abbaye Saint-Niçaise dont les crayères se retrouvent sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces carrières de craie creusées à partir du III ͤ siècle offrent des conditions idéales au vieillissement des vins de Champagne.


C’est en 2006 et dans le plus grand secret que Pierre-Emmanuel Taittinger, père de Vitalie, rachète la partie vinicole de l’entreprise avec l’aide du Crédit Agricole. Même la famille immédiate n’était pas au courant de l’audacieux projet. 

Le dîner s’est terminé avec une belle note rosée le Prestige Brut Rosé dont la couleur vive ne laisse personne indifférent. Selon Vitalie, ce vin est une délicieuse alliance entre la féminité du chardonnay et la masculinité du pinot noir qui le compose. S’il est délicieux pour accompagner les crustacés et les viandes légèrement rosées, c’est avec un soufflé glacé aux agrumes du Québec et un gel de foin d’odeur aux accents vanillés que nous l’avons dégusté. Sur une note plus personnelle, j’aurais ajouté quelques framboises ou encore un sirop de cassis au dessert afin de créer la bouchée parfaite avec ma dernière gorgée.


Même si Mme Taittinger fût généreuse en nous racontant l’histoire de sa famille et des anecdotes qui ont ponctué celle-ci, vous comprendrez que la curieuse en moi a pris plaisir à approfondir ses connaissances en faisant quelques recherches supplémentaires. C’est ainsi que j’ai découvert que le champagne Taittinger apparait dans le film Bons baisers de Russie (1963), et que ce sera la seule fois où le séduisant James Bond, joué par Sir Sean Connery, boira un champagne autre que le Dom Pérignon ou le Bollinger. Plus près de nous, Taittinger signe également la cuvée du Château Frontenac.

Si vous m’aviez dit il y a quelques années que je serais assise avec des créateurs de grands vins et de champagnes, je ne vous aurais pas cru. Ce sont des rencontres passionnantes chargées d’histoires. Et je ne pourrais trouver de paroles plus juste pour terminer ce texte que cette citation de Georges Sand : 

« Le champagne aide à l’émerveillement. » 

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Merci au Fairmont Le Château Frontenac, à Dandurand ainsi que la Maison Taittinger pour l'invition médias.

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