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dimanche 3 décembre 2017

Le Gala des Grands Chefs 2017...

Après un vendredi soir bien animé, mon samedi matin a quant à lui débuté tout en douceur avec un massage au Moment Spa pour se poursuivre avec un petit déjeuner santé à la chambre. Un gruau froid et plein de fruits étaient nécessaire pour préparer mon estomac à toute la nourriture que j’allais manger pendant l’après-midi et la soirée. J’ai pu ainsi apprécier la vue de ma chambre qui donnait sur le fleuve St-Laurent. J’ai également pu profiter des délicieux parfums des produits New Yorkais Le Labo dont chacun des petits flacons était personnalisé à mon nom, une petite attention sympathique que je n’ai pas eu le choix de rapporter à la maison! 

 



En plus du Gala des Grands Chefs de Charlevoix, ce weekend soulignait également ma première expérience au mythique Fairmont Le Manoir Richelieu. L’hôtel a été construit en 1899 et déjà à l’époque, l’endroit était apprécié par les touristes anglophones qui arrivaient au quai de La Malbaie avec de grands bateaux blancs pour y passer l’été. En 1928, un violent incendie a complètement détruit l’édifice original qui était fait de bois. L’hôtel que l’on connaît aujourd’hui a été inauguré moins d’un an plus tard.


Marcher dans les corridors du Manoir c’est comme faire un tour dans une machine à voyager dans le temps. Certains endroits demeurent figés dans une époque qui appartient à un autre siècle. Le Salon de thé et le fumoir existent encore même si leur vocation a changé. Personnellement j’ai eu un coup de cœur pour le salon de thé avec son foyer et les toiles aux murs. J’imaginais très bien les dames sirotant leurs breuvages tout en grignotant quelques petits fours. Dans le lobby, une bibliothèque chargée de livres était bordée par de gros divans capitonnés où l'on aurait pu y voir de jeunes gens faire une partie de Backgammon. Un centre sportif accessible 24h sur 24 offre une vue sur le jardin et des piscines intérieures et extérieures invitent à la détente. Une petite randonnée dans les sentiers extérieurs nous a permis de découvrir le voisinage et de prendre une bonne bouffée d’air frais avant le grand événement! Je me suis toutefois promis d’y retourner dans un avenir rapproché.


Puis il y a eu la fameuse soirée de gala où robes longues et nœuds papillon étaient de mise. Certains d’entre vous auraient aimé voir une photo de mon look... moi aussi! Je sais qu’il y en a au moins une qui a été prise au cours de la soirée, mais je ne sais malheureusement pas où elle est et qui l'a prise... alors, tout comme moi, vous devrez vous satisfaire des photos des plats! Au total, 10 services ont été servis. Je dois vous dire que j’ai réellement été impressionnée par la qualité ainsi que par le visuel des assiettes surtout lorsque l’on pense qu’il y avait 200 personnes à servir! Voyez par vous même avec l’amuse-gueule de Marjorie Maltais présenté sous la forme d’une tartelette salée surmontée d’un crémeux au fromage Hercule de Charlevoix. Une mostarda (un mélange de fruits confits et moutarde d’origine italienne) aux prunes de Damas et un jambon séché des Viandes Biologiques de Charlevoix venaient équilibrer le plat. Romain Abrivard, quant à lui, nous a offert de l’omble chevalier de Charlevoix finement mariné au gin St-Laurent accompagné de baies d’argousier, d’une crème aigrelette (soit de la crème sure), d’une huile d’aneth et d’un chicharron de peau d’omble pour ajouter de la texture! La sommelière Jessica Harnois, maître de cérémonie pour la soirée, nous a présenté l’accord avec le Kilikakoon, un surprenant Riesling Australien.


Pour aller dans la continuité avec son atelier offert plus tôt en après-midi, Steeven Gilles y est allé avec une pomme de terre ratte confite et d’un tartare d’huîtres malpèque. C’était une version gastronomique de chaudrée de palourdes où l’on pouvait apprécier chacun des ingrédients. Dans le verre, le Beni Di Batasiolo, un Dolceto D’Alba accompagnait avec le surprenant sous-bois aux champignons de Charlevoix à l’ail noir de Dany Bolduc. L’assiette était magnifiquement surmontée d’une tuile aux cèpes qui protégeait une purée de champignons homards.


Le tataki d’émeu du chef Pierre-Laurence a su s’attirer bien des bravos! La composition du plat était magique tant pour les yeux que pour les papilles. La bouchée parfaite devait être composée de glace à la moutarde et de billes de truffes en plus de l’émulsion au basilic et d’airelles. Le gressin de foin brulé apportait une troisième dimension visuelle au plat en plus d’y ajouter du craquant. Quelques gorgées de Château Magnol, un vin du Haut Médoc nous a tout doucement conduits vers les plats chauds. Marjorie est revenue à la charge avec un homard poché au tournesol, pois chiches, jus de carotte et dukka. Une sauce tahini à la livèche et quelques arilles de grenade et des craquelins de tournesol apportaient une touche indienne à ce repas. Ce plat, j’en aurais mangé encore et encore!


On ne pouvait pas être dans Charlevoix sans manger de l’agneau de Charlevoix et c’est le chef Steeven Gilles qui a eu l’honneur de le cuisiner. Ce dernier a utilisé une pièce peu connue, soit le collier d’agneau doucement et longuement braisé et qui s’effilochait à la fourchette. Une tapenade d’olives ainsi qu’un petit navet Tokyo 7 réveiller le goût de la viande. En ce qui concerne le petit pot de parfait de foie gras de Romain... je dois dire que j’ai éprouvé un peu de difficulté. J’adore le foie gras... surtout en parfait. Toutefois, je crois que mes papilles ont été surprises par le mélange avec la camerise qui apportait une acidité qui une fois en bouche semblait changer le goût du parfait. Par contre, l’ajout du quinoa soufflé était des plus gagnant! À retenir comme idée! Un porto s’imposait tant pour accompagner le foie gras que le fromage de chèvre et son caramel glacé servi sur une petite buche illuminée. J’ai dû apprécier ce dernier de loin, mais la présentation était des plus originale surtout une fois les lumières de la salle tamisées.


Pour tout vous dire, j’appréhendais ce repas à cause de ses dix services. Je ne pensais pas être capable de me rendre jusqu’au bout. Je ne sais pas si c’est à cause de la cadence entre les services, l’excitation ou encore à cause des portions bien dosées des assiettes, mais j’ai quand même eu le plaisir de me rendre jusqu’à la fin sans avoir l’impression d’avoir exagéré. Je n’ai donc pas résisté au dessert ! En fait, je me suis régalée avec la glace aux bleuets ainsi qu’avec celle au panais et chocolat. Oui, vous avez bien vu, il y avait des « chips » de chou kale dans mon dessert et je n’étais pas surprise de savoir que ce dessert original était une création de la pâtissière Laurence Viens que le chef Dany Bolduc du H4C nous a présentée avec fierté! Une dernière petite surprise nous était réservée avec un plateau de mignardises conçues par chacun des 5 chefs... J’ai immédiatement émis mon droit de veto sur la pâte de fruits!


Voilà, c’était une magnifique soirée qui s’achevait, une expérience que j’espère revivre! Il est impressionnant et inspirant de voir tout le travail de création et l’énergie déployés tant par les chefs! Ai-je besoin de vous dire la fierté qui était palpable dans le regard du personnel en salle ou encore par les 2 brigades d’étudiants appeler en renfort pour aider la brigade habituelle des cuisines du Manoir! J’ai même entendu dire que certains employés, dont des réceptionnistes, n’hésitaient même pas à revêtir les habits de serveurs afin de participer à cette magnifique soirée! À tous ces gens, je vous dis bravo et mille fois merci d’avoir fait de mon séjour aussi agréable et confortable!


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Merci au Fairmont Manoir Richelieu pour l’invitation et l’accueil chaleureux!
Un merci tout spécial à Noémie ainsi qu’à Caroline pour votre gentillesse et votre générosité!

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