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dimanche 8 janvier 2017

Une invitation signée Rémy Martin...

Depuis plus de 20 ans, je vis une véritable histoire d’amour avec le Cognac. Vous ne vous imaginez pas le nombre de fois où j’ai fait froncer les sourcils aux barmans lorsqu’ils m’offraient de faire un cocktail à base de cette délicieuse eau-de-vie et que je leur répondais que je le voulais seul, sans artifice. Les froncements s’accentuaient davantage lorsque je répondais par la négative à leur offre d’y ajouter quelques glaçons. Voyez-vous, j’adore le mélange d’odeurs du fût de chêne et d’abricots mûrs, sa couleur ambrée et l’effet que le liquide me procure à chaque gorgée. Entre vous et moi, d’y ajouter un corps étranger serait du pur scandale. Que dire de plus sinon que le cognac ne brûle pas la gorge, il donne plutôt une sensation d’enrober celle-ci et de lui donner un peu de chaleur et de bien-être. Alors, aux hommes qui voudraient me charmer, sachez que vous aurez bien plus de chance d'avoir toute mon attention avec un cognac qu’avec un cocktail rose bonbon surmonté d’une fleur.


Parlant d’opération charme, en décembre dernier, j’ai justement reçu une belle invitation de mon beau Rémy Martin pour un 5 à 7 exploratoire. La soirée se déroulait dans les locaux d’Ateliers & Saveurs de la rue St-Joseph à Québec. L'équipe avait la mission de nous présenter quelques cocktails à base de la légendaire eau-de-vie (heureusement rien de rose!) ainsi que certains accords avec le Rémy Martin 1738. Des effluves de marmelade de figues et prunes, de notes intenses de chênes ainsi que de caramel nous chatouillaient les narines. Côté salé, j’ai craqué pour l’accord avec le pain d’épices surmonté de foie gras, j'en ai même un peu abusé. Côté sucré, le croquant de caramel aux arachides était un pur délice tout comme la ganache au chocolat! Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois, je suis surprise de l’explosion de saveurs qui éclate à bouche lorsque je découvre des accords! Du coup, mon ami Dominique du blogue Tastevino et moi, nous nous sommes mis à «brain stormer» sur toutes les recettes que nous pourrions faire avec ce cognac. D’ailleurs, Dominique propose déjà 3 belles recettes sur son blogue que vous pouvez consulter juste ici!



Cette soirée nous a également permis d’en savoir un peu plus sur ce cognac qui fêtera bientôt ses 300 ans. En effet, c’est en 1724 que Rémy Martin commence à vendre un cognac qui porte son nom. En 1738, le roi Louis XV signera un accord royal qui donnera le privilège au vigneron de planter de nouvelles vignes en guise de reconnaissance pour la qualité son cognac. Cette date donnera également son nom à un cognac qui sera créé en 1997. C’est en 1870 qu’est apparu le centaure. La bête mythique est le signe astrologique de Paul-Émile Rémy Martin qui, en plus de diriger l’entreprise est lobbyiste, marchant, collectionneur d’artéfacts ainsi qu’un passionné d’astronomie. Nous avons également appris que l’inscription sur la bouteille «Fine Champagne» ne veut pas dire que le Rémy Martin est le champagne du cognac. Il veut plutôt dire que ce dernier est composé exclusivement de Petite Champagne et de Grande Champagne, qui sont ni plus ni moins les noms des cépages utilisés dans la confection de ce nectar. Il faudra attendre 2003 pour qu’une femme, Pierrette Trichet, soit nommée maître de chai dans une maison de cognac en importance. C’est également cette dernière qui élaborera le Centaure de Diamant qui a été lancé en 2010. La marque Rémy Martin est toujours la propriété de la même famille, le groupe Rémy Cointreau, et ce depuis 1724. Vous vous demandez probablement pourquoi je vous donne tous ces détails. Tout simplement parce que j’aime l’histoire derrière les produits, elle leur donne une âme. Ainsi, à chaque gorgée, je savoure et j’apprécie le moment, car je sais que celle-ci est chargée d’histoire et que beaucoup de travail a été accompli pour en arriver à cette qualité et que je vous propose de faire de même. Et au cas où vous vous le demandiez, oui, l’histoire d’amour avec ce délicieux liquide ambré se poursuit toujours.



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Merci à Catherine Simard de Catch Communications ainsi qu’à M. Thomas Béreaud-Sudreau, directeur du marché canadien pour la Maison Rémy Martin, pour l’invitation à découvrir le Rémy Martin 1738.

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