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jeudi 24 novembre 2016

Petits Creux et Grands Crus...

Vous est-il déjà arrivé d’aller à un endroit et vous demander pourquoi vous n’y étiez pas allé avant? Bien, moi, c’est ce qui m’est arrivé et ce, pas plus tard qu’il y a deux semaines en visitant pour la première fois Petits Creux et Grands Crus. J’entends déjà plusieurs d’entre vous me juger... et vous avez bien raison! Surtout que je n’ai aucune raison pertinente à vous donner sinon que l’occasion ne s’était tout simplement pas présentée. Mais voilà qu’un anniversaire de 3 ans est la fameuse occasion tant attendue pour me rendre à l’adresse située sur l’avenue Quartier.



L’endroit est petit sans être micro et ce soir là, le bar était déjà rempli de gens du quartier ou d’habitués venus dire bonjour aux proprios. Aussitôt le manteau déposé, j’avais déjà un verre de blanc à la main. Le temps de saluer les copains blogueurs et de faire connaissance avec nos hôtes, Kim et Marie-Pier, que nous étions invités à prendre place à la grande table qui nous attendait! Du coup, Kim en a profité pour nous parler de la philosophie de son établissement, des vins ainsi que de la cuisine corse qui colorent l’endroit. Pendant ce temps, une immense planche de plus de 6 pieds faisait son entrée remplie de charcuteries maison et de petits amuse-gueules sympathiques. J'ai eu un coup de cœur pour les acras de morue qui, à ce jour, sont les meilleurs que j’ai eu l’occasion de manger. Mais je ne dois pas passer sous silence la caponata, le foie gras au muscat, les éperlans frits ou encore le brocciu, un fromage frais typique de la Corse.



On nous a ensuite fait découvrir les «I Primi» ou encore les entrées tel que les gnocchis à la poutargue qui sont des œufs de mulet (un poisson d’eau douce) qui sont séchés, un vrai délice! Mais je dirais que j’ai eu un petit penchant pour la crêpe de farine de châtaigne surmontée de brocciu fumé et de truite marinée fondante! Je devrai par contre y retourner pour découvrir l’aubergine à la bonifacienne.



Après, il a fallu s’attaquer aux «I Platti», soit les plats de résistance. Kim nous a fait découvrir l’Unu, un petit bijou de vin qui nous vient d’Ajaccio ou encore la Californie de la Corse. Nous étions enfin prêts pour accueillir la joue de veau longuement mijotée, fondante sous la dent et servie sur une polenta crémeuse aux olives... que du bonheur pour les papilles! La perdrix confite était accompagnée de pomme de terre et lardons et est idéale si vous désirez un plat à partager. J’y ai également découvert l’épaule de sanglier, une chaire tendre à souhait et un peu plus goûteuse que le porc. La pièce de viande était servie sur un lit de lentilles et une sauce aux cèpes. La pieuvre pour deux sera également pour une autre fois (parce que oui, il y aura d’autres fois!), car, à ce moment nos estomacs avaient presque atteint leurs limites.



Nos hôtes ont profité de ce petit moment pour nous faire découvrir un autre secret de l’Ile de Beauté soit un petit verre de liqueur de Cédrat. Il paraît même qu’il n’est pas rare de voir le fond de la bouteille si vous visitez un Corse. Ce soir-là, la sagesse ayant parlé, nous n’avons pas terminé la bouteille, mais l’alcool a fait son effet et une petite place s’est libérée pour les desserts de Marie-Pier. Moi qui pensais ne plus pouvoir manger, je n’ai pas pu résister à prendre une cuillère ou deux du délicieux fiadone, un gâteau à la ricotta! Que dire du gâteau moelleux à la châtaigne encore tout chaud... un heureux mélange entre un mi cuit au chocolat, un gâteau Reine-Elizabeth et un gâteau aux amandes. D’ailleurs, la farine de châtaigne étant pratiquement introuvable au Québec, elle doit être importée de Corse.



Finalement, comme toute bonne chose à une fin, la soirée s’est terminée non sans avoir promis de revenir. J’y retournerai certainement pour les acras de morue ou encore si je trouve quelqu’un qui voudrait bien partager la pieuvre avec moi. Sinon, ce sera pour aller me procurer quelques bonnes bouteilles de vins corses. Il est bien de savoir que la partie «Grands Crus» de l’affaire est que Kim soit également caviste. Dans les faits, cela veut dire que vous pouvez vous procurer de belles bouteilles d’importation privée et les rapporter à la maison, et ce, de 40 à 50 % moins cher que si vous achetiez la bouteille pour la déguster au restaurant. La seule condition est que vous devez acheter un petit truc à manger, car la loi l’oblige. En fait, je dirais que c’est une excellente raison d’avoir un petit creux!

Adresse :
Petits Creux et Grands Crus
1125, avenue Cartier
Québec
Tél. : 581.742.5050

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Merci à Kim et Marie-Pier, des proprios avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir à discuter ainsi qu’à Brouillard Communications pour l’invitation.

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