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samedi 15 octobre 2016

Londres, je t'aime - Partie 2

There's nowhere else like London.
Nothing at all, anywhere
- Vivienne Westwood

Je crois qu’à la lumière de mon dernier billet, vous avez compris que j’aimerais bien vous donner le goût de mettre Londres sur la liste de vos prochaines destinations! Ainsi vous pourrez à votre tour déambuler dans les rues de East London et tomber sur le défilé en pleine rue de la collection printemps-été 2017 Alexander Wang x Adidas. Vous pourriez également découvrir une boutique où la mise en marché tient plus d’une installation artistique que d’un magasin. Ou encore vous pourriez entrer dans une boutique de vêtements pour y découvrir un kiosque de fleurs en «pop up shop», un de mes coups de cœur de cette saison. Les fleurs étaient si magnifiques et si parfaites qu’elles semblaient irréelles. Nous avons dû les toucher pour réaliser qu’elles étaient vraies et non faites de soie (certain on même douté de la réalité de ces fleurs pendant un peu plus longtemps... oui, M. je parle de toi!). Avoir été à la maison, je serais repartie volontiers avec un bouquet de ces fleurs aux teintes pastel qui auraient si bien su se marier avec mon nouveau décor de salon!


Marcher ça ouvre l’appétit, il était donc normal qu’une petite fringale nous titille l’estomac vers la fin de l’après-midi. Du coup, je me suis dit que je devais aussi bien joindre l’utile à l’agréable et profiter du fait que nous étions au Selfridges pour aller faire un petit tour au «Foodhall». Pendant que mes collègues prenaient leur dose de caféine, de mon côté je n’ai pas pu résister à la tentation de goûter un de ces magnifiques «popsicles» qui avaient attiré mon œil quelques heures plus tôt avec leurs belles couleurs. J’ai donc pris la version avocat, ananas et menthe. L'instant d'un moment, j’ai eu l’impression de croquer dans un mojito! C’était tellement bon que le lendemain j’ai récidivé avec la version aux petits fruits et chocolat! Heureusement que je devais partir le lendemain sinon je crois que j’aurais tôt fait de me lier d’amitié avec les commis derrière le comptoir.


Une autre tendance culinaire que je vois poindre nous vient de l’Amérique du Sud. Bizarrement, la cuisine péruvienne devient de plus en plus populaire en Europe tandis qu’en Amérique du Nord elle demeure quasi inconnue. D’ailleurs, ma première rencontre avec cette cuisine s’est faite à Barcelone et comme j’avais bien aimé mon expérience, j’ai été tenté de récidiver lorsque j’ai découvert l’adresse du Pachamama. Mais si à Barcelone on fusionnait le Pérou avec le Japon, à Londres c’est avec la cuisine anglaise que le chef Adam Rawson s’amuse. Ce dernier a d’ailleurs été élu Chef de l’année 2015 par le Young British Foodie Awards en plus d’avoir passé par plusieurs cuisines dont celle de Gordon Ramsay. Le restaurant se trouve dans le quartier Marylebone, tout juste au nord de Oxford Street en plus d’être qu’à 5 minutes de marche de notre hôtel. Le décor du resto est digne d’un tableau Pinterest! On adore les murs blancs qui laissent paraître la brique à certains endroits! Un salon caché qui semble tout droit sortir d’une scène de Mad Men se cachait derrière le cheval noir grandeur nature à la Moooi qui lui surplombait notre table. Si ce n’était de la musique trop forte, l’ambiance aurait été parfaite. Encore une fois, je n’ai eu que le temps de prendre une gorgée de mon cocktail Mama Pisco, variante à l’orange et à la framboise du traditionnel Pisco Sour péruvien, que le premier plat arrivait déjà! C’est donc avec une vocalise en crescendo que notre serveur est arrivé avec non pas un, mais deux plats de «frrried chickEEEEEEnnnn and hot sAUUUUUce !». Le temps que l’on réalise ce qui venait d’arriver, notre serveur avait déjà fait un tour de 180 degrés sur lui-même pour se rediriger vers les cuisines avec un sourire de fierté au visage.


Pour le reste, tout est allé trop rapidement. Tiradito de saumon aux betteraves (sorte de sashimi), ceviche de bar, salicorne et «leche de tigre», crevettes géantes aux pommes granny smith et amarantes et tartare de thon jaune, «pickles» de pomme de terre, sauce XO et concombre constituaient une partie du menu de fruit de mer. Mon coup de cœur est allé à la pieuvre à la galicienne cuite à la perfection sur lit de quinoa, orange et piments aji caramélisé! Côté terre, outre le poulet frit, il y a eu le flan d’agneau croustillant au jalapeño et miso ou encore le canard sur riz ou plutôt un risotto.


Côté légumes, comme j’aime les œufs mollets j’ai beaucoup aimé le plat d’asperges péruviennes, d’arachides et d’un œuf onsen, une méthode de cuisson japonaise qui consiste à cuire l’œuf à basse température. Nous n’étions pas certains des bananes plantains au sirop de poires de terre, olives noires et feta... aussi douteux que cela puisse paraître c’était délicieux. Le ceviche de champignons fumés, maïs et huile d’olive fumée était savoureux et nous avons tous craqué pour les croquettes d’aubergines accompagnées de yogourt fumé et pacanes. Avoir eu encore faim, j’aurais probablement pris un peu plus de ces délicieuses petites boulettes.


Question de conclure ce séjour en beauté, nous avons terminé notre dernier repas par une petite touche de sucré. J’ai été charmée par la présentation du Suspiro limeña, soit un soupir de Lima aux mûres et à l’oseille. Le soupir est un dessert typique péruvien qui ressemble à un pouding à la vanille surmonté d’une meringue au porto. Nous avons adoré la tarte au lucuma (sorte de fruit qui ressemble à une mangue) et à la pêche qui, au bout du compte, goûtait et avait la consistance d’une tarte au sucre, mais en moins sucré. De petites bouchées de truffes au cacao et au chili péruvien venaient clore ce beau séjour.


Ce dernier repas m’a également beaucoup inspiré avec toutes ces couleurs, ce décor, ces ingrédients ainsi que ces nouveaux mélanges de saveurs. Les quelque 500m que nous avions à parcourir pour nous rendre à l’hôtel étaient les bienvenus. Comme la soirée était belle, nous n’avions pas envie de retourner à nos chambres immédiatement. Nous avons profité du moment pour aller flâner sur Oxford Street et aller zyeuter les vitrines du Selfridges qui, pour cette fois, étaient inspirées des œuvres de Shakespeare. Encore une fois, cette ville a eu un effet créatif sur moi, car même avant de partir, j’avais déjà le cerveau en ébullition!

Adresses :
Selfridges (Mayfair)
400 Oxford Street
Underground : Bond Street, Marble Arch

Pachamama (Marylebone)
18 Thayer Street
Londres, Grande-Bretagne
Téléphone : +44 20 7935 9393
Underground : Bond Street

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