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mardi 30 août 2016

Une visite au Monastère des Augustines...

Peut-être avez vous déjà entendu parler du Monastère des Augustines peut-être pas. Toutefois, j’espère qu’après la lecture de mon billet vous aurez le goût d’aller visiter ce bel endroit qui date de 1639 et qui a tout récemment reçu plusieurs distinctions, dont le prix Thomas-Baillargé de l’Ordre des Architectes du Québec. De plus, le prestigieux magazine National Geographic a nommé le Monastère comme étant la meilleure expérience touristique de ressourcement au monde. Sa situation particulière, à l’intérieur des remparts et tout juste à côté de l’Hôtel-Dieu de Québec, fait de l’établissement un endroit facile d’accès tant pour les résidents de la ville que pour les touristes. Vous pouvez y aller pour un repas, pour une visite au musée, pour un après-midi, pour une nuit ou pourquoi pas pour quelques jours de plus. Peu importe le temps que vous y passerez, dites-vous que dès que vous y poserez les pieds, la frénésie qui vous envahissait avant de franchir le porche disparaîtra comme par magie (ou presque). Peut-être est-ce à cause de cette aura chargée d’histoire, des gens qui parle tout bas tout autour ou encore à cause du parfum ambiant, je ne saurais dire exactement, mais l’effet est réel et quasi instantané.



D’abord le Musée. Ce dernier est composé d’une multitude d’objets qui faisaient partie du quotidien des sœurs Augustines. Plusieurs artefacts retrouvés pendant les travaux de rénovation trouvent une place de choix tantôt encastrés dans un mur ou encore dans une table réfectoire recouverte d’un plateau de verre. L’endroit compte 375 ans d’existence alors imaginez les histoires que les murs ont à nous raconter. Dans l’une des premières pièces visitées se trouve un immense coffre de bois à trois serrures. Ce dernier contenait les effets des trois religieuses qui on fait la traversée de Dieppe en France vers la Nouvelle-France en 1639. Chacune des sœurs possédait une clé et la présence des trois était nécessaire à l’ouverture de la malle.



J’ai été impressionnée par tous les outils utilisés par les sœurs et les médecins de l’époque qu’e l’on appelait les barbiers-chirurgiens, car barbier était leur vrai titre. Certains instruments faisaient même peur surtout lorsque l’on pense que seule la guildive servait d’anesthésiant, car il faut savoir que le fameux remède n’était que du rhum. Un costume de religieuse composé de 21 pièces de vêtement est magnifiquement présenté dans la salle adjacente au parloir. Le Monastère est beaucoup plus grand qu’il n’y paraît de l’extérieur. Les couloirs y sont magnifiquement garnis de bois tant au plancher qu’au plafond. J’ai beaucoup aimé les voûtes aux murs de pierres peintes en blanc que l’on peut réserver pour des événements et qui, m’a-t-on dit, renfermerait encore quelques secrets. Mais mon coup de cœur va au chœur, une salle immense bordée par des bancs et où on y retrouve un orgue Casavant. Il suffit de se fermer les yeux et de s’imaginer un concert classique intime y est donné!



En plus de nourrir l’âme, l’estomac y est aussi chouchouté. Au restaurant du Monastère, on nous offre une cuisine du marché changeante selon la disponibilité des produits et où les ingrédients locaux sont mis à l’honneur. Ce dernier est ouvert au public depuis quelques mois seulement et saura séduire bien des travailleurs du quartier qui, comme moi, cherchaient une option plus santé dans l’offre de restauration dans le périmètre de la rue Saint-Jean. Le restaurant a des allures de réfectoire avec ses tables longues au centre et ses chaises disparates. La grande vitrine apporte une belle luminosité à la salle et j’ai beaucoup aimé le côté moderne apporté par le mur végétal et le frigo à herbes, gage de la fraîcheur des ingrédients. Le midi comme le soir, la table d’hôte débute par une petite virée au comptoir à soupe et à salades que l’on peut visiter à volonté. Le plat principal vient avec un choix entre trois protéines, soit une de viande, une de poisson et une végétarienne. Lors de ma première visite, un bouillon aux champignons et riz sauvages nous a réconforté, et ce malgré la chaleur extérieure. J’ai eu bien de la difficulté à me retenir pour ne pas aller me chercher une deuxième assiette de salade de carottes, de chou frisé ou encore de champignons, j'ai jugé qu'il serait plus sage d'attendre de finir mon plat principal. Pour tout vous dire, si l’option d’une formule soupe et salade était disponible le midi, il y a fort à parier que j’y aurais un abonnement régulier.



Finalement, heureusement que je me suis retenue, car je n’aurais pas pu profiter de mon délicieux poulet sauce à la moutarde accompagné d’une savoureuse salade d’épinards, noisettes et bleuets. Le plat de filet de goberge et salade de concombre de mon amie avait fière allure dans sa belle assiette creuse. 



En ce qui concerne les dents sucrées, sachez que vous n’êtes pas en reste. Le petit pot de chocolat, coulis de petits fruits et amandes pralinées qui était servi ce jour-là était un pur délice. Je suis repartie avec une infusion d’herbes à la fleur de guimauve conçues spécialement pour le Monastère. Pour les plus pressés, sachez qu’un comptoir de mets préparés vous offre sandwichs, salades et breuvages que vous pouvez ensuite aller déguster sur la terrasse. Encore une fois, l’option végétarienne est disponible, d’ailleurs, le sandwich au végépâté est délicieux et assez copieux. Pour tout vous dire, depuis ma première visite le 29 juillet dernier, je suis retourné au Monastère à deux reprises.


Je n’ai malheureusement pas encore expérimenté le côté hébergement. Lors de ma visite, l’hôtel affichait complet alors je n’ai pas eu la chance de visiter les chambres qui font habituellement partie de la visite guidée. Elles sont, paraît-il, très belles et très confortables. Aussi, une multitude d’activités y sont offertes, de la retraite de yoga en passant par la fabrication d’un lait de bain. Il vous suffit de consulter le calendrier afin d’avoir plus de détails. Pour ma part, ma visite s’est terminée dans le jardin où on y retrouve des arbres magnifiques ainsi que la maison canadienne et la tour de Londres, qui ont toutes deux été construites en 1939 pour la kermesse du Monastère. Après cette visite, j’ai bien compris pourquoi le National Geographic avait eu un coup de cœur pour l’endroit et je me suis dit qu’il était impossible pour moi de garder ce secret plus longtemps, car c’est ici et c’est chez nous. C’est aussi une grosse partie de notre histoire ainsi que celle de l’Amérique du Nord.



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Merci au Monastère des Augustines pour l'invitation à découvrir l'établissement.

2 commentaires:

My Chouchoux a dit…

It looks like a magnificent place! The food seems very delicious and everything is beautifully presented!

Miss Papila a dit…

@My Chouchoux, you must go :-) What they did is very beautiful and peaceful!