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samedi 5 mars 2016

Un menu réconfortant pour Le Cercle...

Cela fait à peine trois mois et des poussières que je vous parlais de l'arrivée du chef Nikolas Couture au restaurant Le Cercle. Le temps ne fut pas très long avant qu'il prenne ses aises et qu'il apporte sa signature au menu offert. C'est donc pour cette occasion que l'établissement a décidé de réinviter quelques personnes des médias afin de leur faire découvrir les changements. Du coup, nous avons fait la connaissance du sommelier Alain Labonté, qui nous a promis quelques nouveautés à venir sur la carte des vins.


Un beau bol de hoummous a fait son apparition. La texture était lisse, l'assaisonnement à point et, encore à ce jour, je cherche le secret derrière la consistance légère comme un nuage de la tartinade. Après quelques essais à la maison, j'en suis finalement venue à la conclusion que je devrais peut-être demandé s'ils avaient l'intention d'en produire quelques petits pots pour les vendre aux clients. Puis il y a eu la salade d'endives au bleu de la Moutonnière et pacanes à la fleur de sel. Pour ceux qui ont un peu de difficulté avec l'amertume des endives, Nikolas nous a expliqué qu'il les avait fait reposer dans le sel ce qui aidait à réduire ce goût particulier avec lequel bien des gens n'aiment pas. Dans le verre, M. Labonté, nous a proposé un vin de Provence, le Riberach, un vin neutre afin de ne pas modifier les saveurs de nos plats.


J'ai eu un gros coup de cœur pour le plat de la mer composé de pieuvre cuite à la méthode japonaise dans un bouillon aromatisé au saké. La lotte était cuite à la perfection et sa texture se rapprochait du poulet, les crevettes d'Argentine apportaient une petite touche sucrée. Le dumpling à la courge musquée était une petite douceur que l'on prenait plaisir à déguster avec le consommé de fruits de mer et un peu d'écume d'algues. Un vin allemand, le riesling Weingut Heitlinger, qui, contrairement à ce que l'on peut s'attendre d'un riesling, n'est pas du tout sucré. C'est probablement dû à l'expérience de la maison, car le vignoble date des années 1200. Un vin que je vous conseille fortement pour qui aime le blanc. D'ailleurs, M. Labonté nous a mentionné que ce cépage serait bien représenté sur la carte des vins.


Puis nous avons eu droit à un plat à partager. Déjà, j'avais excédé la quantité de nourriture que je pouvais engouffrer, mais comment résister au lapin en trois façons, qui juste à son odeur a su réveiller la petite partie d'appétit qu'il me restait. L'épaule était braisée dans son jus. La cuisse était confite, farcie d'une duxelles de champignons, enrobée de semoule de maïs puis frite. Quant au râble, il était farci de porc, d'avelines et légèrement aromatisé à l'abricot brandy. Servi sur un lit de ragoût de gnocchis maison et une tombée de choux de Bruxelles, ce plat était une pure merveille. Comme il en est resté beaucoup, j'ai été l'heureuse gagnante du « doggy bag ». Disons que du lapin pour le lunch du mardi midi, il y a bien juste une « foodie » qui peut avoir ça. Un Langhe Nebbiolo, un vin du Piémont en Italie venait compléter le service. Ce vin, fait à partir de raisins provenant de jeunes vignes, a un petit côté astringent qui vient chatouiller les papilles situées sur les parois de la langue, ce qui en fait un excellent compagnon pour lapin qui est assez goûteux.


À la vue des fameux desserts de Gabriel, mon cerveau et mon estomac déjà bien rempli on fait du déni. Ma fourchette s'est dirigée naturellement sur le framboisier créé par Gabriel. Cette petite douceur était toute aussi bonne que belle. Le biscuit de noisettes, les bonbons de framboises et la meringue au chocolat blanc craquaient sous la dent. Il fallait ajouter une touche de ganache au chocolat au lait et au miel, de purée de canneberges et de glace à la fraise pour s'amuser encore plus. L'hydromel MarieClos du Domaine Desrochers dans les Hautes-Laurentides et fait à partir du miel d'Anicet s'accordait parfaitement avec la glace aux petits fruits, la meringue ainsi qu'avec le chocolat blanc. Le liquide ambré m'a également donné le courage de m'attaquer au cannoli au rhum farci d'une mousse à la ricotta parfumée aux agrumes confits et accompagné d'un caramel et d'un sorbet à l'argousier. Heureusement, cette dernière assiette annonçait la fin, car là, vraiment, je ne pouvais rien prendre de plus sauf peut-être une toute petite gorgée du gin St-Laurent fait dans le Bas-du-Fleuve qui aiderait à digérer.


J'ai finalement roulé jusqu'à ma voiture heureuse de pouvoir prolonger l'expérience jusqu'au lendemain midi avec mon fameux lapin!



Adresse: 
Le Cercle
228, rue St-Joseph Est
Québec
Tél.: 418.948.8648

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Cette expérience a été possible grâce à l'équipe du Cercle. Merci à l'équipe de serveurs ainsi qu'à Nikolas et à toute sa brigade.

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