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mardi 10 juin 2014

Il était une fois Le Légende par La Tanière...

Rare sont les fois où je visite un restaurant à sa première semaine d'ouverture car j'en suis surtout déçue de mes expériences. Mais Le Légende par la Tanière est l'exception à la règle. Après avoir lu mon texte vous pourrez appeler le phénomène comme vous le voudrez, en ce qui me concerne je crois bien que c'est un coup de foudre culinaire...ou mieux, je suis tombée en amour à la première bouchée.

Soirée d'ouverture officielle...
Imaginez-vous vous faire séduire par le chef Frédéric Laplante, qui a tout récemment été nommé chef National de l'année (ce qui veut dire LE meilleur chef au Québec!) à coup de petites portions de ce que l'on pourrait retrouver sur le menu régulier. C'est donc ainsi que Le Légende nous a amadoué tout doucement par un quinoa au faisselle de chèvre, betterave et chips de kale. Ensuite il a fait sortir plusieurs personnes de leur zone de confort par une salade de bourgots et une autre aux lentilles et rognons ainsi qu'une purée de maïs et gésier de lapin! Il en a aussi mis plein la vue avec son asperge, pancetta et œuf cuit à 64°.




Ensuite, il vous ramène les pieds sur terre en vous apportant une mini cassolette à peine agace (lire le sarcasme ici!) d'un onglet de bœuf, pomme de terre rate, fleur d'ail et pied bleu! Il en profite également pour nous en mettre plein la vue avec un foie blond de pintade servi sur un pain brioché maison et fleur de sel au vin rouge tout droit emprunté de sa grande sœur La Tanière. Mais soyez tout de même averti que la séduction ne s'arrête pas là car sans dessert, l'exercise ne serait pas complet! Même moi, qui ne suis pas une bibitte à sucre, suis tombée sous le charme des biscuits aux amandes, des guimauves à la rose, des Granny Smith et des brownies fleur de sel...(Les filles, je me suis informée, et je suis désolée de vous apprendre que Pavel, le pâtissier, est déjà pris!)



Bref, Le Légende nous a tellement charmé que mon amie Sylvie Isabelle et moi, nous avons annulé notre réservation du lendemain fait à une autre adresse pour profiter du momentum et en connaître un peu plus sur le menu régulier.

L'expérience...
J'arrive donc le vendredi vers 18h en commandant un Chardonnay de la Vallée d'Okanagan afin de décompresser de ma semaine. Le décor, est sympathique sans tape à l'oeil. Il n'y a plus aucun signe de la présence de l'ancien restaurant le Moss situé dans l'Hôtel des Coutellier de la rue Saint-Paul à Québec. Tout a été refait! Coup de cœur sur le mur de bois tout au fond du restaurant, pour le jeu de luminaires au dessus du bar ainsi que pour la pompe à bière ornée d'un panache. 





Notre serveur est nul autre que le sommelier, Jean-Sébastien Delisle (qui est également sommelier à La Tanière) et qui nous explique avoir travailler le menu avec le chef, Frédéric Plante pour nous faire que le repas devienne une expérience. Le menu est donc présenté avec un choix de 16 plats différents servis soit en portion entrée ou en portion de plat régulier auxquels sont jumelés des vins qui ont été soigneusement sélectionnés.

Pour nous, la planche de charcuteries maison ce sera! Déjà, la veille j'avais succombé aux saucissons maison et au bresaola de bison! Et que dire des graines de moutardes marinées et du harissa maison qui, à mon grand bonheur, sont vendus à la boutique du l'établissement! Pour accompagner les viandes, le sommelier nous a proposé de nous amuser avec 2 vins. Un Québécois du vignoble Le Nordet tout à fait surprenant et ainsi qu'un Brouilly définitivement plus long en bouche. Le chef nous a également fait cadeau d'une entrée de crabe des neigse à la rhubarbe, tournesol, radis et livèche que nous avons dégusté lentement afin d'en apprécier toutes les saveurs délicates.




Je dois faire, ici, un apparté en ce qui concerne le pain! Il est fait maison! Je pourrais m'arrêter là mais je n'ai pas envie. Pour tout vous dire, s'il était possible d'acheter le pain, je crois bien que j'oserais faire 20 minutes en voiture pour aller m'en chercher les dimanche matin et ce, sans hésitation! (Du coup, j'en profiterais pour faire le plein de charcuteries). Celui aux canneberges est tout simplement dément, surtout lorsqu'il est servi chaud!





Par la suite, j'ai choisi le carpaccio de wapiti, tofu maison, glace à l'argousier et agaric (une variété de champignon) et graines de moutarde fortement inspiré d'un plat de la Tanière. Lorsque l'assiette est arrivée et je n'ai pas osé y piquer ma fourchette tant la présentation était belle et ressemblait à une toile de grand Maître! Une fois la gêne passée, j'ai pu enfin apprécier les saveurs et le surprenant mélange de tofu et wapiti. Pour l'accompagné, j'avais le Trousseau Mouchets, un vin du Jura.




Sylvie, était, quant à elle très heureuse de son choix de flétan baignant dans son fumet et qui était accompagné d'une brandade, de cresson et de petits pois puis couvert d'oignon frits (dont Sylvie en aurait commandé un plein bol!) . Moi qui ne suis pas très poisson au restaurant (car trop souvent je les trouve mal accompagnés et plus ou moins bien apprêtés). Je dois dire que celui-ci vaut son pesant d'or et qu'il fond littéralement dans la bouche sans conter les saveurs du fumet.





Pour le troisième plat, nous y sommes allées selon les conseils de Jean-Sébastien et nous nous sommes aventurées avec les animelles d'agneau. Si vous êtes comme moi, vous vous demandez ce qu'est une animelle...je vous répondrai simplement en vous disant que ce sont les « couilles » d'un petit mammifère! (Désolée pour les âmes sensibles)! Curiosité oblige, je n'avais pas le choix d'essayer. Servies avec des topinambours, des oignons cipollini, tête de violons marinées maison et de la rabiole, on oublie vite ce que sont les animelles en réalité. Je dois dire que la texture et le goût ressemblaient à ceux des rognons. Malgré sont étrangeté, ce plat était délicieux et était jumelé à un verre de Mon Grand-Père était limonadier, un vin du Rhône.





En finale, nous nous sommes laissées tenter par un dessert. Honnêtement, je n'étais pas difficile à convaincre, surtout que je savais exactement ce que je voulais. Sylvie, a décidé de me suivre et de partager le même dessert que moi, soit le fameux caramel au chocolat qui ressemble à un brownies, accompagné d'un pralin de graines de citrouilles. Personnellement, je ne parlais plus afin de profiter de la communion du dessert avec son vin, le Vinsanto Riserva 2006, tout droit sorti de la Toscane et qui goûte le ciel. Si vous pensez que j'exagère, vous auriez dû voir Sylvie! Et si j'avais un conseil à vous donner ce serait d'y aller l'expérience totale, ça vaut le coup!






Si j'ai aimé? Je crois que si vous vous êtes rendu jusqu'à ces lignes, vous aller considérer que la question ne se pose plus. Par contre, ce que je peux ajouter c'est que j'aime beaucoup la simplicité du menu malgré le fait qu'on devine très bien la recherche dans les plats. De plus, je trouve que ce concept manquait à Québec et que le Légende est une magnifique carte de visite pour sa grande sœur La Tanière. À en juger par la salle quasi pleine de cette première soirée officiellement ouverte au grand public, je crois bien que le succès attend ce nouveau restaurant.


Adresse:
Restaurant Légende
255, rue Saint-Paul, Québec
Tél.: 418.614.2555
Site Web
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Merci à ma collègue Marie-Christine (elle se reconnaîtra), d'avoir pensé à m'inviter lors de la soirée d'ouverture du restaurant, rien de mieux que de partager les plaisirs de la table avec des gens qui savent l'apprécier.

Un merci tout spécial à Danielle Wilson qui m'a permis de rencontrer sa nièce, Karen Therrien, la propriétaire qui, quant à elle, m'a chaleureusement invité à essayer sa table et qui m'a parlé de son domaine avec un enthousiasme contagieux! Un autre merci à Jean-Sébastien pour son service, ses explications ainsi que ses anecdotes partagé tout au long du repas.

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